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1 455 ; il y forma plusieurs disciples, entre autres Robert Ga~guin et Jean Stein (Lapidanus , Lapierre). Après eux parutGuillaume Budéé, né en 1467, maître des requêtes, prévôt desmarchands de Paris, et qui contribua plus que tout autre auxprogrès de la langue grecque. L’imprimerie fut connue enFrance è la même époque qu’en Italie; notre pays posséda dansle i 5 e et dans le 16 e siècle une famille d’imprimeurs plus sa-vants que les Aide de Venise. C’est celle des Etienne, dontl’un est l’auteur du fameux Thésaurus linguœ grœcœ.
Alexis Antonius de Lebrija répandit en Espagne le goût dela littérature classique. Il travailla à la grande entreprise de laBible polyglotte et mourut en i 522 . La poésie nationale, dé-gagée de l’influence arabe et de l’imitation provençale, prit uncaractère plus libre, plus original. Elle devint véritablementnationale sous le règne de Jean II de Castille. Sandllanc, Jeande Mena et Jorge Manrique fixèrent la langue et les diversrhythmes poétiques.
L’Allemagne ne resta pas inférieure à l’Italie; elle dut cetavantage à deux institutions célèbres, l’université de Prague,fondée par l’empereur Charles IV, et l’école des Frères de De-venter. C’est dans cette école que fut élevé Thomas Hammevlcinou Malleoïus, beaucoup plus connu sous le nom de Thomas A-Kempis, à qui l’on attribue faussement le livre immortel deYlmilation , qui est de Gerson. Hégius, l’un de ses disciples, eutentre autres pour élève le fameux Erasme, de Rotterdam.
En Angleterre, trois élèves de l'école de Florence réussirent,non sans opposition, à introduire l’étude du grec dans l’univer-sité d’Oxford, sous le règne du premier Tudor (Henri VII).Dans les autres parties des connaissances humaines, les Anglaiscitent à peine quelques noms dignes d’être connus ; tels sont lepoète Chaucer (i 4 oo), et le jurisconsulte Fortescue (1481).
Malgré la protection bienveillante que les rois Jean et Char-les V accordèrent aux lettres, la France compte jpeu d’auteurscélèbres sous le règne des premiers Valois. Pourtant la ^languevulgaire fut adoptée de préférence à la latine par les poctes etles historiens. Mais les écrivains furent peu nombreux, et parmieux aucun n’eut assez de génie pour ennoblir et fixer la languefrançaise. Rien que les deux dialectes romans qu’on parlait en