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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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476 HISTOIRE OU MOYEN AGE. 22.

Le papier de linge, aussi en usage chez les Arabes, clait em-ployé en Europe l’an l'ilfi. Les IuneU.es furent inventées vers cetemps par Salvino de Florence, et la distillation de l’eau-de-vie,par Arnaud de Villeneuve. La boussole était connue des marinsprovençaux, sous le nom de marinette , quoique Flavio Gioiad’Amalfi en passe pour l’inventeur.

La boussole fut adoptée dans toute l’Europe et perfectionnée parles Anglais, pendant le cours du i 5 e siècle. Cet instrument pou-vait seul donner les moyens de tenter de longues navigations ;et ce n’est que par le secours de l’aiguille aimantée, que lesEspagnols et les Portugais ont découvert l’Amérique eL lesIndes.

L’invention de l’imprimerie date du i5 e siècle. On avait d’a-bord inventé la gravure en bois. Vers l’an i436, Jean Guttem-berg, de Mayence, imagina les caractères mobiles. On atlribuela découverte de la fonte h SchoefTer de Gernsheim (i45?/). Fausts’associa à Guttemherg, et de leurs presses sortirent les pre-miers exemplaires de la Bible et du Psautier ( 1467 ).

Etat nu commerce en Europe depuis Charlemagne , etc.Avant les croisades, le commerce maritime de l’Europe se bor-nait aux mers qui l’entourent. Les croisades emicbirentles répu-bliques italiennes qui se chargeaient de transporter en Orienllessoldats du Christ. Ces expéditions firent connaître aux chrétiensles marchandises asiatiques. L’industrie des Flamands anima lesmanufactures de toile ; la conquête de la Livonie procura les pel-leteries ; Venise inventa l’art de filer l’or et l’argent pour l’ajouteraux tissus de soie ; dès le i5 e siècle, elle possédait une manufac-ture de glaces et de cristaux.

Venise partageait le commerce de la Méditerranée avec Gènes,Florence, Pise, Marseille, Barcelone et quelques autres villes,qui rivalisaient pour celui des marchandises de l’Inde. Les négo-ciants italiens s’appelaient communément lombards.

L’étal imparfait du jardinage forçait les Européens du moyenAge à se nourrir principalement de viandes de chasse, de bou-cherie, etc. : une nourriture si forte exigeait, au moins dansl’opinion des médecins du lemps, l’usage fréquent des épiceries,dont aucune n’était plus goûtée que le poivre. Tel était le prixqu'on attachait alors à celte drogue, qu'on donnait aux vendeurs