4 o-i HISTOIRE DU MOYEN AGE. 25 .
nam] d’Autriche et le seigneur hongrois Jean Zapoü se disputè-rent le trône. Ee second, vaincu par le premier, implora le se-cours de Soliman, qui lui rendit ses Etats apauvris, et vint seprésenter de nouveau devant Vienne. Vingt mille hommes,commandes par le comte de Salm, repoussèrent ses deux centmille Turks, fl reparut sur le Danube l'an ï53i; mais^ à lavoix de Charles-Quint, alors arbitre de l’Europe, l’Allemagnese leva tout entière, et força Soliman h la retraite; son protégéconserva néaTimoins la Hongrie, qui, lui mort, devait retournerh la maison d’Autriche. Il n’en fut pas ainsi (i 54 o). Sa veuveIsabelle fit reconnaître son jeune fils, sons le nom d’Etienne;Soliman le soutint, mais pour s’emparer de la Hongrie et 11e luilaisser que la Transylvanie ; Ferdinand reconquit ces deux pro-vinces, que ses successeurs défendirent avec des succès divers,contre les prétendants et les Turks. Les protestants hongrois pri-rent une part très-active h la guerre de Trente Ans ; la diète dePresbourg confirma leurs privilèges f ïG^ 7), et le royaume fut pa-cifié. Ce fut alors que la Hongrie fut définitivement déclarée héré-ditaire dans la maison d’Autriche.
Histoire de la Bohême depuis le milieu du i5 e siècle, btc.En même temps que Mathias Corvin parvenait au trône hongrois,Podiebrad, son beau-père, fut élu roi de Bohême (i 458 )« Vers lafin de sa vie, il fut dépouillépar son gendre (1469). A sa mort(147 î), Ladislas II futportéau trône, força Mathias Corvin à la paixd’Olmutz (i/j^S), et obtint même la couronne hongroise h la mortde son rival f 140° J * II 5 son fils, mourut en i5i6. Sous ses
successeurs jusqu’il Rodolphe, l’histoire de la Bohême se confondavec celle de laHongvie. Rodolphe fut obligé de céder la Bohême àParchiduc Mathias, son frère (1608). Dix ans après,la défenestra-tion de Prague 1 donna naissance à la guerre de Trente Ans 2(i 6 î 8 -iG 4 &)? après laquelle la Bohême fut, comme la Hongrie,déclarée héréditaire dans la maison d’Autriche.
1. On appelle ainsi la révolte dans laquelle le comte de TImr»,bohémien , fit jeter dans les fossés de Prague, par une fenêtre duchâteau, les gouverneurs de la ville.
a. Voyez le N° 38.