HISTOIRE MODERNE. 50. . 5oq
six corps charges de maintenir la paix publique. C’étaient les cerclesde P'ranconie , (le Bavière , de Souabe , de Saxe , du Haut-Rhin etdu Bas-Rhin avec la Westphalie. Cette meme diète instituaencore.un conseil de régence , dont la durée fut éphémère.
Pour opposer à la chambre impériale la concurrence d’un tri-bunal moins indépendant, Maximilien fonda le conseil aulique(i5oï), qu’il commit d’abord à l’exercice de ses réservais impé-riaux dans ses États héréditaires. Bientôt il lui permit d’évoquerune foule de procès qui ressortissaient à la chambre impériale,et c’est ainsi que ce tribunal'autrichien devint cour souveraine del’Empire.
Enfm la dicte de Cologne, tenue en iS.is, fit un grand paspour l’organisation de l’Empire germanique, qui fut divisé en dixcercles. On laissa subsister dans leur forme les cinq cercles deJ'ranconie , de Bavière , de Souabe , du Haut-Rhin et du Bas-Rhin avech\ TV estphalic , tels qu’il s avaient été constitués en \ 5oo.On réunit en un cercle, dit cercle électoral du Rhin , l’élecleurpalatin et les trois électeurs ecclésiastiques ; on réunit de même,sous le nom de cercle (le Haule-Saxe , les électeurs dcSaxe et deBrandebourg avec les ducs de Saxe, les princes d’Ànhaît, les ducsde Meckîcnibourg et de Poméranie; l’ancien cercle de Saxe futdès lors nommé cercle de Basse-Saxe. A ces huit cercles onajouta les possessions héréditaires de Pompcreur, sous le nom decercle r l’Autriche , et celles du roi d’Espagne , sous le nom decercle de Bourgogne.
3. Ligue haskéatjque. Le t4 e siècle et les siècles qui suivent.présentent un phénomène historique très-intéressant, une confé-dération des villes du Nord pour la plupart, qui, n’ayant d’a-bord pour but que le commerce, parvint h jouer le rède d’unepuissance ; c’est la Ligue hanséalique. A son époque la plus bril-lante, elle renfermait quatre-vingts villes qui avaient voix etséance h la diète générale, et parmi lesquelles on remarquaitLubeck, Hambourg, Brême, Brunswick, Dantzig, Cologne,TJtrecht, Amsterdam, etc. Elle avait des comptoirs en Suède, enPaissie, en Espagne, h Londres, ;i Paris, etc. Son triple butétait : ï° d’étendre le commerce à l’étranger, et d’acquérir le mo-nopole des marchés que l’on fréquentait; 2 ° déterminer les dif-férends par la voie de l’arbitrage; 3° de sc défendre mutuelle-
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