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HISTOIRE MODERNE. 55.
1° 35.
i. La Réforme en France et en Suisse. Calvin . Caractèredémocratique de sa réforme. —- 2 . Premières guerres dela Reforme en France .— 3. Charles IX. Les Guise, LaSt-Barthélemy.
De i5i6 à i574 ap. J.-C., espace (le 58 ans.
i . La Réforme en Suisse ; Calvin ; caractère démocratiquede sa réforme. En 1 5 16 , et par conséquent avant qu’il fut ques-tion de Luther (p. 5i5), Ulric Zwingle, ne l’an i4S4î & Wild-hausen en Suisse, avait enseigné que l’Évangile devait être laseule règle de foi, et fondé ce qu’il appelait la religion évangé-lique. A côté du zwinglianisme, Guillaume de Farci, gen-tilhomme dauphinois, introduisit en Suisse et surtout à Ge-nève la doctrine protestante ou luthérienne. Après lui parut JeanCalvin, né l’an i5oq à Noyon, et qui, h la suite de diversesaventures, alla sc fixer, vers i538, à Genève, qu’il gouvernajusqu’à sa mort avec une autorité presque absolue.
Calvin différait non seulement de Luther, mais aussi deZwingle , en ce qu’il tendait à rêpublicaniser l’Église, pour larendre indépendante de toute autorité séculière. 11 rejetait etla transsubstantiation des Catholiques, et le dogme de la présenceréelle, quoique mystique, des Luthériens. Il interdisait tout spec-tacle, toute danse, ou plaisir bruyant Un tribunal ecclésiastiqueou consistoire , composé de ministres, était chargé d’exercer unecensure sévère sur les moeurs des citoyens; enfin, un nouveau dogmefut établi par Calvin , celui de la prédestination pour le salut.
La Réforme en France. La Réforme en France s’en tintd'abord à des attaques contre les moeurs du clergé. Les Collo-ques d’Érasme , tirés à vingt-quatre mille exemplaires, furentrapidement épuisés. Les Psaumes, traduits par le poète ClémentMarot, furent bientôt chantés sur des airs de vomances par lesgentilshommes et par les dames. La cour de Marguerite de Na-varre et celle de la duchesse de Ferrare , Rénée de France ,étaient le rendez-vous de tous les partisans des nouvelles opi-nions. François 1 er , d’abord tolérant, se vit plusieurs fois obligéde sévir contre des luthériens ou des calvinistes. Mais l’héresie,