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raisonnement 5 l’embellir et Retendre pour en faire sentir la forcesans en laisser apercevoir la forme. Il dira donc :
Aimez la vertu, si vous voulez être heureux ;ou plus vivement ;
Vous voulez être heureux, et yous n’aimez pas la vertu !
Si le philosophe veut prouver par l’épichérèmequ’/ï Jaut aimerles belles-lettres , il dira t
Il faut aimer ce qui nous rend plus parfaits ; c’est une véritéqui est gravée en nous-mêmes , et dont le bon sens et l’amour-propre nous fournissent des preuves incontestables.
Or les belles-lettres nous rendent plus parfaits; qui peut endouter? Elles enrichissent l’esprit, adoucissent les mœurs , ré-pandent sur l’homme tout entier un air de probité et de politesse :
Donc il faut aimer les belles-lettres.
Mais le goût ne souffre pas cet arrangement si compassé, quidonnerait au discours une sorte de roideur. Il faut donc le dé-guiser sous une forme plus agréable :
Qui peut ne pas aimer les belles-lettres? Ce sont elles qui en-richissent l’esprit, qui adoucissent les mœurs ; ce sont elles quipolissent et perfectionnent l’humanité. L’amour-propre et lebon sens suffisent pour nous les rendre précieuses et nous engagerh les cultiver.
N° 14.
Des divers arguments ; par exemple , du syllogisme , de Ven-thymème , du dilemme .
Des arguments propremekt dits. Les arguments proprementdits sont des espèces de formules où l’on combine diversement lespropositions , pour en tirer des conséquences.
On compte huit combinaisons principales, savoir : le syllo-gisme, Venthymème , Vépichèrème , le soï'ite , le dilemme ,l 'exemple , Vinduction et Vargument personnel (p. 167 et s.).
Syllogisme. Le syllogisme est un argument composé de troispropositions , dont la dernière est déduite des deux précé-dentes. Ex. :
Il faut aimer ce qui nous rend heureux-;
Or la vertu nous rend heureux :
Donc il faut aimer la vertu.