LITTERATURE. 20.
N° 20.
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i. De la division. — i. Faire connaître Les qualités d'unedivision bienJ'aite.
i . De la division. La division est le partage du sujet en plusieurspoints qui doivent être traites les uns après les autres, dans l’or-dre marqué par l’orateur. Ces points ne sont généralement qu’aunombre de deux ou de trois ; mais, comme ils peuvent eux-mêmesse prouver de plusieurs manières, ils peuvent par conséquentaussi se diviser; de là les subdivisions. La proposition avec lesdivisions et les subdivisions forme ce qu’on appelle le plan dudiscours .
• 2 . Qualités d’une division bien faite. Les qualités d’unedivision bien faite sont d’être entière , distincte , opposée et immédiate (p. i64)«
La division doit être entière , c’est-à-dire comprendre toutel’étendue du sujet et de l’idée d’après laquelle on le traite; dis-tincte et opposée c’est-à-dire faite de manière qu’un point ouune subdivision^* puisse rentrer dans l’autre ; enfin immédiate ,c’est-à-dire embrasser les parties principales de l’objet avantles parties secondaires Telle est la division établie par Massillondans son sermon sur la vérité d'un avenu * :
Prouvons d’abord, contre l’incertitude des impies, que la véritéd’un avenir est justifiée par les plus pures lumières de la raison ;en second lieu, contre l’idée indigne qu’ils se forment de lagrandeur de Dieu, que cette vérité est justifiée par sa sagesse et
F ar sa gloire; enfin contre le prétexte tiré de la faiblesse dehomme , qu’elle est justifiée par le jugement même de sa pro-pre conscience. La certitude d’un avenir, la nécessité d’un ave-nir, le sentiment secret d’un avenir, voilà tout mon discours.
Le barreau ne présente pas la même symétrie que la chaire dansles divisions, parce que le plus souvent les divers moyens que lacause fournit, n’ont pas entre eux cette liaison et ce rapport quidoivent régner entre les membres d’une division exacte et philo-sophique.