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qui peut remuer Pâme et l’entraîner. Cicéron possédait ce talentau suprême degré ; presque toutes ses péroraisons sont des chefs-d’œuvre ^ entre autres celle du pro Miione.
De la péroraison dans l’éloquence judiciaire et dans l’é-loquence délîbérative. Le genre judiciaire n’est pas clie£ nous,comme à Home, susceptible de péroraisons touchantes ; le bar-reau moderne , plus austère que le Forum, se montre plus j alouxde convaincre que de séduire. Ce n’est guère que dans la chaire ,partie du genre délibératif, que l’orateur peut se livrer à tousles élans de l’éloquence pathétique-.
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De VAction,
I)e l’action. IL'Action est, pour ainsi dire, l'éloquence ducorps. C’est donc l’ensemble des mouvements divers dont, lecorps est affecté à l’occasion des émotions de l’ame.
On demandait à Démosthènes : quelle est la première qualitéde l’orateur? — L'action , répondit-il. — La seconde ? Vaction»— La troisième? Vaction.
Ce principe est une exagération ; mais, en la réduisant à sajuste valeur, on peut dire que l’action peut, dans beaucoup decas , suppléer au talent, mais que dans aucun le talent ne peutsuppléera l’action.
L’action comprend la voix , le geste et la mémoire .
De la voix. La voix est l’expression des mots par des sonsarticulés. La prononciation doit être pure , distincte , et nuancéesuùant les pensées ou les sentiments. Elle ne doit être ni troplente ni trop rapide; elle a besoin d’intervalles ménagés avecintelligence, autant pour le soulagement de celui qui parle quepour le plaisir de celui qui écoute.
Du geste. Le geste est l’expression des idées par les mou-vements du corps. La nature les indique ; l’art et l’étude lesperfectionnent. Tout geste extraordinaire ou recherché choqueou déplaît.
De la mémoire. La mémoire est la faculté de se rappeler lesidées par les mots, ou les mots par les idées; ce n’est pas tapartie la moins importante de l’action. On demandait h Massillonquel était le meilleur de ses sermons : Celui <jue je sais le