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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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>jt LITTÉRATURE. 57.

Cheval et du Cerf. La fable ne devint un genre à part qu’à partitdu phrygien Esope , et grâce à lui ; on suit qu’il a écrit en piose.

IV. Poésie lyrique. Les principaux poètes lyriques sont :Stésichore , d’flimère , en Sicile ( 670 ), qui composa des poé-sies lyrico-épiques fort estimées des aniens, et dont il ne nousreste que quelques fragments. — Ibicüs , de Rhégium, son con-temporain, dont il nous reste fort peu de chose ; sa poésie était«xcessivement passionnée. — Anacréon , de Téos (559-474) 5 au ”leur à 9 Odes dites anacrèontiques , pleines de grâce, de naïvetécl de simplicité. — Pindare , de Thèbes (522~44 2 )? auteur d ‘‘Odesadmirables, connues sous le nom à?olympiques , nèméennes , py-thiques , isthmiques , où il célèbre les vainqueurs des jeux avec unenthousiasme et une richesse de poésie incomparables. •— Bac-cfiylide, de Céos, rival de Pindare, dont il ne reste que fortpeu de chose. Ses odes se distinguaient par la profondeur despensées et par la beauté de la diction.

V. Poésie dramatique. ! 0 Lesprincipaux poètes tragiques sont :

Thespis , inventeur de la tragédie ( 6 ° siècle). Il ne nous reste

l ien de ses pièces.

Phrïnicus, d’Athènes, disciple de Thespis, qui introduisitles rôles de femmes qu’il faisait jouer, au moyen de masques, pardes hommes. II ne nous reste que quelques titres de ses pièces.

Chærilus, d’Athènes ( 6 e siècle), le premier dont les tragédiesaient été écrites. Il ne nous en reste rien.

Eschyle , d’Eleusis ('525-456), auteur de soixante-dix à quatre-vingt tragédies dont il ne nous reste que sept ; Promèthée en-chaîné , les Sept chefs devant Th'ebes , les Perses , Agamemnon ,les Choéphores , les Euménides et les Suppliantes. O 11 le regardecomme le père de la tragédie grecque, à laquelle il donna une formerégulière. La fatalité et la terreur sont les principaux ressorts qu’ilmet en œuvre. Son style est en général noble et sublime ; eu cer-tains endroits , grand avec excès et pompeux jusqu’à l’enflure.

Sophocle, de Colone, bourg de l’Auique (4yS~4o6) , dont ilne reste que huit tragédies sur plus de cent qu’il avait composées ;Ajax Juneux , Electre , OEdipe Roi , Antigone , les Trachi-niennes , Philocièle et OEdipe à Colone. Sophocle, sans renoncerau rôle du destin, emploie surtout pour ressorts les passions hu-maines et la pitié. L’action, chez lui, est toujours nouée avecart, et la catastrophe, préparée rlc loin : les caractères sont admi-