LITTÉRATURE. 59. Si
Mœvis , Pollion , Silène , la Magicienne , Mœlibèe el Gallus ,qui sont des chefs-d’œuvre de style et de poésie.
V. Poésie êlégiac/ue. Les principaux poètes élégiaques sont :
Catulle, auteur de quelques élégies pleines de grâce et de
délcatesse.
Cornélius Gallus (66-26), auquel Virgile a dédié sa dixièmeéglogue , et qui composa quatre livres (VJElégies* Les anciens enfaisaient beaucoup de cas; niais il ne nous en reste rien.
Tibulle , de Rome (43-1?) , auteur de trente-cinq élégies dis-tribuées en quatre livres, et qui se distinguent par l'abandon leplus gracieux, les sentiments les plus naturels, de même que parla grâce, l’élégance et la pureté du style.
Properce, de l’Ombrie (52-19), auteur de quatre livres élé-gies qui respirent toute la chaleur de la passiou et qui se recom-mandent par la pureté du style.
Ovide, auteur de plusieurs recueils d’élégies : les Tristes ,les Lettres écrites du Pont (lieu de son exil), etc., et de deuxlivres d ’Hèroides. Il est moins tendre que Tibulle, mais plusbrillant que Properce.
VI. Poésie dramatique . Les principaux poètes tragiques sont :Jules César, auteur d’un Œdipe , perdu; L. Variüs, auteurd’un Thjeste , très-estime, aussi perdu; Ovide , auteur d’uneMèdée, regardée comme le chef-d’œuvre de la tragédie romaine,et dont il reste quelques vers; Mécène , auteur de Prométhée etéPOctavie^ deux chefs-d’œuvre, au dire de Quintilien.
Les principaux poètes comiques sont: Labérius (109-4 1 ), auteurde mimes, pièces qui tenaient à la fois du jeu mimique et du drame ;Publics Syrus, son contemporain et son rival, dont il resteun recueil de 85 o semences morales, extraites de ses mimes; etMattius, auteur de mimiambes .
.Quatrième époque , ou décadence de la poésie(i4-i 39 de J.-C.)*
I. Poésie didactique , Les principaux poètes didactiques sont :
Phèdre, esclave de Thrace, affranchi par Auguste, auteur decinq livres de Fables remarquables par leur concision éléganteplus que par l'invention el la finesse.
Perse, de Volatcrre (34-62), auteur de six Satires énergiques,mais un peu obscures. Cette obscurité vient non-seulement du