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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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Callistrat-e dont la harangue relative b Oropus enffamma-Je génie du jeune Dcmosthènes , et qui en mérita cet éloge : Quelest, lui di^ait-on, le plus grand orateur de vous ou de Callis-trate ? Moi ., quand on me lit ; Callislvate , quand on l'entend.

Troisième époque , ou école asiatique.

Sous les successeurs d’Alexandre, l’éloquence grecque, banniede la place publique, où du reste elle n’avait plus rien à faire,fut obligée de se réfugier dans les écoles, son berceau primitif ;elle y redevint ce qu’elle avait été d’abord avec Gorgias et sesdisciples, un art frivole, un jeu d’esprit. Athènes n’en fut plusmême le théâtre, ce fut l’Asie Mineure et les îles do la merEgée; dès lors plus à"'orateurs altiqucs , mais des orateurs ouplutôt des rhéteurs asiatiques . La noble simplicité de l’éloquenceatlique fut remplacée, tantôt par un luxe ambitieux d’ornementsqui cachait, sous la pompe des paroles, la stérilité des idées ,tantôt par une profusion ridicule de sentences qui couvrait,sous la gravité déclamatoire , le vide des conceptions.

Les principaux orateurs asiatiques sont : Hégésias de Ma-gnésie, regarJé comme le père de l’éloquence asiatique et parconséquent du faux goût;— Dkmbtrius de Phalère (817-28 {), queCicéron appelle l'orateur le plus soigné de cette époque; .sédui-sant les esprits plus qu’il ne les émouvait, et Délaissant, dans,l’âme, au lieu d’émotion, que le souvenir de son élégance. U neuous reste rien de ses ouvrages.

A ces noms, il faut ajouter , non plus parmi les orateurs ou lesrhéteurs, mais parmi les critiques ; Aristote ( 3 $/|- 3 ai) , dont laRhétorique est un chef-d’œuvre de classification; — Aristarqu»(7 y°) 1 i e modèle des critiques et grand admirateur d’Homère ; —Zo ILE, le plus illustre des détracteurs du barde ionien , etc.

Quatrième époque , ou école sophistique .

L’école sophistique est un appendice de l’école asiatique. Dessujets imaginaires y remplacèrent dans les écoles les grands dé-bats de la place publique, et au lieu de harangues, les sophistesne nous, ont donné que des déclamations sous mille noms di-vers : la mélète , la systase , le logos , la lalie , la proslalie , etc,

Les principaux membres de l’école sophistique, sont :

LESimfiAx, contemporain de Tibère, dont il nous reste deux

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