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parlementaire ; car les Etats-Généraux ne se réunirent pas pen-dant son règne.
Dans l’éloquence académique, nous citerons : Fontenelle( » 657-1757) , auteur à'Eloges academiques des membres de l’A-ctdémie des Sciences à laquelle il appartenait, dans le 18 e siècleCp. 101). Les sciences devinrent, sous sa plume, brillantes deprécision et de clarté. Voltaire a dit de lui à ce sujet :
L’ignorant l’entendit, le savant l’admira.
II. Eloquence sacrée, Au 17 e siècle l’éloquence sacrée brillade tout son éclat. Les principaux orateurs chrétiens de cetteépoque sont :
Mascarob (i634-i7o3), auteur d’un Avent, d'un Carême,
Oraisons funèbres, entre autres celles de la reine Anneet Autriche et de Turcnnc. Ainsi que Rotrou s’étail inspiré deCorneille, Mascaron s’anima des éclairs échappés au génie deBossuet, aux artifices quelquefois éloquents de Fléchicr; et de làvient qu’il y a un abîme entre son Oraison funèbre d’Anne d’Au-triche et celle de Turenne.
Jacques-Béhigne Bossuet (1637-1704), évêque et surnomméVAigle de Meaux, dont La Bruyère a dit : Parlons d’avance lelangage delà postérité, Bossuet est un Père de VEglise, Bossuetest en effet, le plus grand orateur qu’ait produit la chaire chré-tienne. Sa langue , ses images, son éloquence, tout lui est propre ;il ne doit rien qu’à son génie agrandi par la méditation des SaintesEcritures. Ses Sermons, qu’il improvisait sur de simples ébauches,ont quelque chose d’aussi étonnant que ses Oraisons funèbres,regardées comme son plus beau titre à l’éloquence. Parmi cesoraisons funèbres, celles de la reine d’Angleterre et du grand('onde, offrent une sublimité de conception et de style donton n’avait point d’exemple ; celle de la duchesse d'Orléansest d’un pathétique qui déchire Pâme; celle de Le 2 'elher a laprofondeur de Tacite avec un ait inconnu à Tacite, celui dedonner aux réflexions du mouvement et des images à la pensée.Bossuet n’est pas moins grand historien que grand orateur, commele prouve son Discours sur l’histoire universelle ( p. «35).
El chier (i 633 -inio), auteur de Sermons et A’Oj'aisons fu-nèbres, etc. Fléchicr est plus souvent rhéteur qu’oraieur : il est