LITTÉRATURE. 50. 133
De Tàvannes (i 5 ^ 3 ), qui nous a laissé ses Mémoires très-curieux, d’un caractère noble et impartial.
De Montluc (1579), maréchal de France, dont les Mémoiresétaient appelés par Henri IV la Bible des soldats. Montluc lesappelait lui-uiéme ses Commentaires, h l’exemple de César. Sonstyle est libre et hardi, avec une verve singulière d’imagination.
De la Noue (1591), auteur de Discours politiques et mili-taires , remplis de savoir, et souvent remarquables par le style.C’est un des prosateurs les plus éloquents de cette époque, àpeu de distance de Montaigne.
Palma-Cayet (i 525 -i 6 io) auteur d’une Histoire de Na-varre, delà Chronologie novennaire (i 588 à 1698)., et septen -naire (1598 à iGo4)> ouvrages dénués de critique et de style, maisprécieux sous le rapport des faits et des particularités.
Pierre de l’Etoile (1611), auteur d'un Journal de Henri IIIet de Henri IV, où l’on trouve d’utiles renseignements.
Régnier de la Planche, auteur d’une Histoire de François II;La Poplinière et Mathieu, auteurs, l’un de Mèmoii'es, et l’autred’une Histoire sur les guerres civiles.
Historiens du 17 e siècle.
Les principaux historiens du 17 e siècle sont :
Brantôme (i527-i6i/|), de qui l’on a des Mémoires, les Hom-mes et dames illustres de France, etc. Son style n’a ni éclat niprécision ; mais il s’anime dans le récit des combats et des plai-sirs.
Sully, ministre de Henri IV, dont les Mémoires , rédigés etpublics par son secrétaire sous le litre d’ OEconomies royales,sont écrits avec clarté et élégance.
Etienne Pasquier (i 6 i 5 ), auteur des Recherches de la.France, qui l’ont fait surnommer le Varvon français. Son styleest simple , naïf et souvent pittoresque.
D’Aubigné (i 63 o), auteur de Mémoires remarquables par lafermeté vive de l’expression, et d’une Histoij'e universelle, écriteavec beaucoup de liberté, d’enthousiasme etde négligence.—J. deThou en a écrit une très-remarquable en latin.
Le duc de Rohan ( i63S ) , de qui l’on a des Mémoires célè-bres. Son style est plein de concision et d’énergie.
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