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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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I IIYSIQUE. 7. 3i5

2. Expériences faites pour l’étahlir. On prend un tubecylindrique recourbe, à branches très-inégales. La petite brancheest fermée et graduée; l'autre branche, très-longue, est ouvertevers le liant en forme d’entonnoir. On met dans ce tube du mer-cure de manière qu’il soit de niveau dans les deux branches ; lapression ou l’élasticité de l’air enfermé dans la petite est alorségale à la pression atmosphérique. On note avec soin le nombreN de divisions occupées par cet air; on ajoute du mercure dans lalongue branche jusqu’à ce que son niveau soilau-dessusduniveaudu mercure dans la petite branche, d’une quantité égale à la hauteurbarométrique. L’élasticité de L’air est alors évidemment double dela pression atmosphérique , ou de ce qu’elle était au commence-ment lorsqu’il occupaitN divisions ; mais on ne trouveque ^ divi-sions ; conséquemment son volume a diminué de moitié ou sa den-sité a doublé. En portant successivement la différence des hauteursdu mercure dans ces deux branches à deux fois, trois fois, etc., lalongueur de la colonne barométrique, on trouve que l’air de la pe-

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tite branche est comprimé de manière à n’occuper que — , — , etc.divisions. Toutes ces expériences démontrent et vérifient la loique les volumes occupés par une même masse de gaz sont enraison inverse des pressions qu’elle supporte ou des poidscomprimants.

3. Construction et usages des machines pneumatiques, etcLes machines pneumatiques et de compression ont pour objet,les unes de raréfier , et les autres de condenser l’air dans un es-pace déterminé.

Voici le mécanisme d’une machine pneumatique ( fig. jo) :

B est le vase ou ballon à purger d’air ; R, le robinet pour fer-merle ballon; C, le conduit ; DD, le corps de pompe ; S, la sou-pape inférieure; P, le piston ; S' la soupape supérieure.—Quand on baisse le piston , l’air se comprime et ferme la soupapeS, en même temps qu’il ouvre la soupape S' pour s’échapper.Quand on monte le piston, l’air du ballon se dilate, soulève lasoupape S , et se répand dans le corps de pompe, d’où un nouvelabaissement le chasse extérieurement. En renouvelant le jeu dupiston , les mêmes effets se reproduisent; à chaque fois une partiede l’air du ballon passe dans la pompe, et delà dans l'atmosphère.

i. On prononcé S prime.