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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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PHYSIQUE. 55.

' n ° 33.

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î. Qu est-ce que la réfraction de la lumière? — 2 . Phéno-mènes principaux de la réfraction. — 3. Quelle est son in-fluence sur le moment de Vapparition et de la disparitiondes astres? — /j. Du mirage,

r. Réfraction de la lumière. La réfraction de la lumièreest la déviation que subit un rayon lumineux qui tombe oblique-ment sur la surface d’un corps transparent, et y pénètre. — Onappelle milieu tout corps perméable h la lumière, dans quelqueétat qu’il soit.

La réfraction est soumise à cette loi : Le sinus de l'angle din-cidence est dans un rapport constant avec le sinus de l'an vie deréfraction. C’est ce qu’on voit fig. 3a, ou mn est le sinus de l’angled’incidence iCn , et pq , le sinus de l’angle de réfraction rCq.

2. Phénomènes principaux delà réfraction. C’est en vertude la réfraction qu’un bâton placé dans l’eau semble brisé; quele fond d’un vase plein d’eau paraît relevé , etc.

3. Son influence sur l'apparition et la disparit:on desastres. La réfraction de la lumière a une grande influence surle moment de l’apparition et de la disparition des astres. En ef-fet, l’atmosplière étant composée de couches de différentes densités,un rayon solaire qui la pénètre obliquement doit se réfracter successivement en traversant chacune de ces couches, et par consé-quent s’infléchir cc^ntinuellement vers la terre. Il résulte de làqu’on ne voit jamais les astres situés à l’horizon , a leur véritableplace ? mais toujours plus élevés qu’ils ne le sont véritablement.On voit meme les astres paraître sur l’horizon lorsqu’ils sont en-core abaissés au-dessous. En infléchissant les rayons du soleil,l’atmosphère nous fait jouir ainsi plus longtemps de sa présence,et augmente la durée du jour , que prolongent encore rauvore etle crépuscule. Celte réfraction, dite astrononvquc , est d’u n demi-degré à l’horizon, et c’est précisément le diamètre apparent dusoleil et de la lune ; d’où il résulte que ces astres se trouvent réel-lement au-dessous de l’horizon , loisqu’ils nous paraissent en-core tout à fait au-dessus.

f Du mir\ge. Quand un rayon lumineux sort d’un milieu pourentrer dans un autre d’une moindre densité , le rayon s’écarte- de-