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Etudes sur la littérature et les moeurs de l'Angleterre au XIXe siècle / par Philarète Chasles
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PANTHÉISME

cris de (erreur. Lantélope bondit et passe devant votreporte entrouverte, comme la balle que fait jaillir la dé-tente dun ressort; vous voyez le nylglutu fendre laircomme sil avait des ailes, le héron gigantesque savanceragrands pas vers les rives du fleuve, le canard brahmaniquesuivre la même route en caquetant, et dinnombrables re-nards bleus, des civettes à la queue superbe et des troupesdécureuils agiles occuper tous les replis du sol, des ar-bres, des édifices, des cavernes et des rivages. Les forêtsvierges de lAmérique noffrent rien de semblable à cettepuissance et h cette fécondité vitales. »

Linfluence de ces causes physiques sur le caractère, lesmœurs, les idées, sur la naissance et la systématisation desreligions et des arts ne peut être douteuse. « Il y a dessituations et des époques, dit miss Emma Roberts, lespaunkahs, vastes éventails toujours en mouvement, lespourdhas ou rideaux épais attachés devant les portes, lestaities ou tissus de jonc mouillé suspendus aux fenêtres,ne rendent pas latmosphère supportable. Lintérieur dungazomètre est moins ardent ; dès que vous sortez, vousvous sentez épuisé, vos membres défaillent, et la morsurede ce vent terrible écorche votre peau qui senlève. Chaquemeuble brûle la main. Le bois le plus dur craque et éclateavec la détonation dun pistolet, et le linge que lon tiredune armoire paraît avoir été placé devant un grand bra-sier. Toutes les chambres ressemblent à des fours que lonaurait trop chauffés. Vous voyez les oiseaux se tramer lailebasse, le bec entrouvert, les chats persans embrasser deleur souple corps les cruches deau déposées dans les cham-bres de bains, ou sétendant sur le gazon humide au pieddes tatties, recevoir avec délices une part des libations nom-breuses qui tombent sur ces nattes, et quelquefois, quand