DEPUIS WALTER SCOTT.
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les monuments des idiomes orientaux. Si l’on est rarementfrappé de cette vive et électrique étincelle dont Byron,Scott et Wordsvvorth ont possédé le secret, on peut re-cueillir dans les œuvres de leurs successeurs beaucoup dedocuments utiles et de résultats curieux.
Ainsi l’essor commun des intelligences anglaises depuis1830, ne nous paraît ni très-haut ni très-vigoureux, maishonnêtement sage, supérieur à la médiocrité, étranger àl’extravagance, assez exempt de charlatanisme et d’emphase,secondaire d’ailleurs, comparativement à Childe-Harold età Old-Mortality.
§ N-
Robert Wilson, polygraglie. — De l’originalité et du lieu-commun.
Un charmant et singulier écrivain, qui appartient à lagrande génération des Byron et des Scott et qui lui survit,c’est le docteur Robert Wilson, auteur de la Ville de laPeste (the City of lhe Plague). La collection des articlesinsérés par lui dans le Magasin de Blackwood offre unelecture amusante; il a eu raison de ne pas livrer au souffledes vents ces feuilles sibyllines. Wilson n’est assurémentni le plus pur, ni le plus concis, c’est du moins l’un desplus brillants écrivains de la dernière époque. Diderot etJean-Paul, Sterne et Charles Nodier semblent avoir con-tribué à former son style bizarre, heurté, étincelant deverve.
Comme Addison et S.teele, il attribue ses élucubrationsà un personnage de fantaisie qu’il fait parler et agir, et
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