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Etudes sur la littérature et les moeurs de l'Angleterre au XIXe siècle / par Philarète Chasles
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PAR R. BROWNING.

M5

Paracelse, sur son lit de mort. Parle-moi! Quejentende ta voix ! Chante quelque vieille ballade. Je neveux point rêver!... parle-moi.

Festus, chantant. « Le Mein est un fleuve charmantdont les flots coulent doucement, à travers les vallons, àtravers les prairies ; et ses petits flots qui bruissent font lamusique la plus douce. Il coule, il coule paresseux sous lesoleil qui brille, au milieu des joncs et des charmantes pri-mevères ; et de temps à autre labeille rase ses vagues enbourdonnant, et le martin-pêcheur qui plane, avec sonplumage de feu, y baigne le bout de son aile quand midisonne au clocher des hameaux... »

Paracelse. Mon cœur séveille et se desserre lors- *que jentends cette chanson de la jeunesse ; les ténèbrespassent, le serpent noir qui me pressait lâme se dérouleenfin et me quitte. Ah ! Festus, je respire ! cest toi, cesttoi ! »

Festus console son ami, dont lagonie séclaire dun rayondespoir :

« Esprit souverain (lui dit Festus ), maître, créateur,inventeur, ceux qui raillent les convulsions de ta vie semoqueront de lEtna dont les profondeurs bouillonnent. Jetai connu, moi ! je te comprends, je te suis fidèle. Je taivu surgir et lutter. Je te vois mourir. O Dieu puis-sant, que je sois traité comme il le sera. Si tu mavaiscréé fort comme lui, jaurais failli comme lui. Advienne quepourra, je suis avec lui!... Mon Dieu! nous nous pré-sentons ensemble devant toi : punis-nous, ou récompense-nous ensemble ! »

Lélément dramatique sest montré dune manière unpeu plus prononcée dans deux ouvrages de Robert-Henri Horne, intitulés : La mort de Christophe Mar-