io8 EXPLICATION
d’où sont émanées la médecine, la vétérinaire et le manège ; lachasse, la pèche et la fauconnerie ; Y anatomie simple et compa-rée. La médecine (suivant la division de Boerliaave), ou s’oc-cupe de l’économie du corps humain et raisonne son anatomie ,d’où naît la physiologie : ou s’occupe de la manière de le ga-rantir des maladies , et s’appelle hygiène : ou considère le corpsmalade, et traite des causes, des différences et des symptômesdes maladies , et s’appelle pathologie : ou a pour objet les signesde la vie, de la santé et des maladies , leur diagnostic et pronos-tic, et prend le nom de séméiotique : ou enseigne l’art de gué-rir , et se sous-divise en diète , pharmacie et chirurgie , les troisbranches de la thérapeutique.
L ’hygiène peut se considérer relativement à la santé Au corps,à sa beauté et à ses forces, et se sous-diviser en hygiène propre-ment dite, en cosmétique et en athlétique. La cosmétique don-nera Y orthopédie, ou Y art de procurer aux membres une belleconformation; et Y athlétique donnera la gymnastique, ou Y art deles exercer.
De la connaissance expérimentale ou de l’histoire prise par lessens, des qualités extérieures , sensibles, apparentes, etc., descorps naturels, la réllexion nous a conduits à la recherche artifi-cielle de leurs propriétés intérieures et occultes ; et cet art s’ap-pelle chimie. La chimie est imitatrice et rivale de la nature : sonobjet est presque aussi étendu que celui de la nature même : ouelle décompose les êtres; ou elle les revivifie; ou elle les trans-forme, etc. La chimie & donné naissance à Y alchimie et à la ma-gie naturelle. La métallurgie ou Yart de traiter les métaux engrand , est une branche importante de la chimie. On peut en-core rapporter à cet art la teinture.
La nature a ses écarts et la raison ses abus. Nous avons rap-porté les monstres aux écarts delà nature; et c’est à l’abus de laraison qu’il faut rapporter toutes les sciences et tous les arts, quine montrent que l’avidité , la méchanceté , la superstition del’homme, et qui le déshonorent.
y oilà tout le philosophique de la connaissance humaine , et cequ’il en faüt rapporter à la raison.
IMAGINATION, d’où POÉSIE.
L’histoire a pour objet les individus réellement existans , ouqui ont existé ; et la poésie , les individus imaginés à l’imitationdes êtres historiques. Il ne serait donc pas étonnant que la poésiesuivît une des distributions de l’histoire. Mais lesdifférens genresde poésie, et la différence de ses sujets, nous en offrent deux dis-