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Tome premier.
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DE PHILOSOPHIE. 3i 7

des temps employés à parcourir ces espaces. Qu’un corps qui semeut uniformément fasse 100 toises en 6 minutes, et un autre 25toises en 2 minutes, les vitesses seront entre elles comme le rapportdes espaces , c’est-à-dire comme le rapport de 100 à 25 est aurapport des temps , c’est-à-dire au rapport de 6 à 2; ces vitessesseront donc comme 4 à 3 , et ainsi du reste.

Cet éclaircissement sur la définition de la vitesse est analogueà celui que nous avons donné plus haut sur la mesure des paral-lélogrammes par le produit de leur base et de leur hauteur ; etl’un et l’autre servent à montrer quel soin on doit apporter dansles élémens de mathématiques , pour développer les idées quecertaines définitions ne présentent pas avec toute la précisionnécessaire.

XVII. ASTRONOMIE.

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L’astronomie doit suivre immédiatement la mécanique, commeétant de toutes les parties de la physique la plus certaine. Elle adeux branches , la connaissance des phénomènes célestes, qu’onappelle particulièrement astronomie, et l’explication de ces phé-nomènes , qu’on nomme astronomie physique.

Si quelque science mérite à tous égards d’être traitée selon laméthode des inventeurs, ou du moins selon celle qu’ils ont pu sui-vre, c’est sans doute l’astronomie. Rien n’est peut-être plus satisfai-sant pour l’esprit humain , que de voir par quelle suite d’obser-vations, de recherches, de combinaisons et de calculs les hommessont parvenus à connaître le mouvement de ce globe qu’ils ha-bitent , et celui des autres corps de notre système planétaire. Lameilleure manièrede traiter les élémens d’astronomie est doncd’ysupposer, si on peut parler de la sorte, un astronome tombé desnues, et isolé sur la terre, à qui la nature accorde une assezlongue vie pour connaître tout ce que l’observation peut décou-vrir de phénomènes célestes, et qui ait en même temps les con-naissances géométriques nécessaires pour pouvoir tirer de cesphénomènes toutes les connaissances qui en résultent (1). Cetteméthode, outre les avantages qu’elle a par elle-même, peutfournir encore des observations très-philosophiques sur les dé-veloppemens de l’esprit humain , et sur la manière dont il pro-eède dans ses recherches. Le génie des philosophes , en cela peu

(1) M. Montucla, de l’Academie royale des sciences de Prusse, a donne,dans P Histoire des Mathématiques qu’il vient de mettre au jour, une excel-lente esquisse d’un traite d’astronomie, compose suivant le plan que nousproposons ici. yojrez le tome premier de cet ouvrage, p. 1 jô et suiv.