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Tome premier.
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46fi AVERTISSEMENT.

qui suppose des objections au moins spécieuses, il tâchera de leurrépondre ou de se corriger; il ne répondra point aux autres. Il osemême ajouter, tant il se croit sûr de la bonté de sa cause, qu’il n’esten Europe aucun mathématicien d’un grand nom au jugement duquelil ne soit prêt à s’en rapporter ; il n’en excepte qu’un géomètre célèbrequ’il a pris la liberté de contredire, et qui par conséquent ne peutêtre ici juge et partie. Jusqu’à présent ce savant illustre n’a réponduaux objections de l’auteur que par des expressions désobligeantes,qu’il n’a d’ailleurs accompagnées d’aucune raison bonne ou mau-vaise; procédé que des hommes de son mérite ne devraient pas sopermettre, quand ils y joindraient les meilleures preuves en faveurde leur opinion.

On n’a plus qu’un mot à ajouter. Plusieurs de nos lecteurs, ou deceux qui voudront l’être, diront sans doute : Quoi, encore un écritsur l'inoculation! n’en sommes-nous pas déjà suffisamment inondés ?Il est un peu fâcheux, sans doute, d’écrire pour une nation qui nesaurait s’occuper long-temps du meme objet, de quelque importancequ’il puisse être. Mais si cet ouvrage contient des vérités utiles, sion y a, comme on le croit, traité la matière d’après ses vrais prin-cipes, il ne sera pas venu trop tard, et l’auteur consentira volontiersà avoir moins de lècteurs frivoles, pourvu qu’il lui soit permis decompter sur ceux qui sont capables de réfléchir, et qui ne se lassentpoint, par air ou par légèreté, de voir approfondir et envisager partoutes ses faces un sujet intéressant pour la vie des hommes.