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Tome deuxième.
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i8a NOTES SUR R’APOLOGIE

» lières. Les ligures les plus hardies et les mieux marquées, celles» que les plus grands orateurs n’emploient qu’eu tremblant, vous» les répandez avec profusion, vous les faites passer dans des pays» qui jusqu’ici leur étaient inconnus. Les ordonnances et les inslruc-» tions pastorales, destinées au seul gouvernement des âmes, au« lieu d’une simplicité négligée qu’elles avaient avant vous, sont de-33 venues chez vous des chefs-d’œuvre de l’esprit humain. Pendantn que l’Église voit avec édilication dans vos sages réglcinensla véritéj> de sa doctrine, la pureté de sa morale, 1 intégrité de sa discipline,3» l’autorité de sa hiérarchie, établie, soutenue, et conservée dans33 le diocèse de Noyon depuis l’heureux temps de votre épiscopat;33 nous y voyons encore les justes allusions, les allégories soutenues,33 et partout une méthode qu’on ne voit point ailleurs, et sans33 laquelle on suivrait difficilement des idées aussi magnifiques que33 les vôtres. La véritable éloquence doit convenir à la personne de33 l’orateur. La vôtre ne laisse pas ignorer d’où vous venez et ce que33 vous êtes. Si votre style est noble, il est encore plus épiscopal:33 partout il montre d’heureuses applications de l’Ecriture, de doctes33 citations des Pères. Vous les possédez tous; et s’il y en a quelqu’una qui se présente à vous plus ordinairement que les autres, c’est33 par la sympathie des imaginations sublimes, que la nature n’ac-33 corde qu’à ses favoris. Que do puissans motifs à l’Académie pour33 vous choisir! et quel bonheur pour elle de pouvoir, en vous asso-33 ciant, satisfaire en même temps à la justice, à son inclination, et33 à la volonté de son auguste protecteur! 11 sait mieux que personne33 ce que vous valez; il vous connaît à fond , il aime à vous entrete-33 nir ; et lorsqu’il vous a parlé, une joie se répand sur son visage,33 dont tout le monde s’aperçoit. 11 a souhaité que vous fussiez de33 celte compagnie, et nous avons répondu à ses désirs par un con-33 sentement unanime. Après l’éloquent panégyrique que vous venez33 de faire de ce grand prince, je n’obscurcirai point par de faibles33 traits les idées grandes et lumineuses que vous en avez tracées. Je33 dirai seulement que, pendant qu’il soutient seul le droit des rois33 et de la religion, il veut bien encore être attentif à la perte que33 nous avons laite, et la réparer dignement, en nous donnant un33 sujet auquel sans lui nous n’aurions jamais osé penser. C’est à vous,il monsieur, à joindre vos efforts aux nôtres, pour lui en témoigner» notre profonde reconnaissance. »

( 3 ) Ces deux mémoires ont été imprimés en î^/j.fi, dans un recueil,connu sous le nom de Recueil A, qui est devenu assez rare. Les voicifidèlement copiés. On jugera, après les avoir lus , s’il est possible quel’évêque de Noyon, qui pouvait être orgueilleux et même vain, maisqui n’était pas imbécile, ait poussé la sottise de la vanité jusqu’à faireun tel panégyrique de sa personne.