r,io NOTES SUR L’ELOGE DE FÉNELON.
pour ta gloire, tle scs guerres légèrement entreprises, de sa faiblessepour les flatteurs , «lésa malheureuse confiance pour des hommes qui enabusaient. Fénelon fut bien différent de ces malheureux précepteurs deslois , qui, dans des écrits aussi absurdes que dangereux , ont tracé auxmaîtres du monde des principes d’intolérance et de despotisme; ouvragesmoins faits pour les princes que pour les inquisiteurs et les tyrans.
Son roman aggrava beaucoup sa disgrâce, déjà commencée par sonquiétisme. Il se montra bien au-dessus de cette disgrâce par la conduiteaussi épiscopale que patriotique qui le rendit si (.'lier à son peuple , siutile aux armées françaises, si respectable même à nos ennemis. Sansl'extrême simplicité de sa vertu , on aurait cru qu’il avait pris pour sadevise :
Faites rougir ce roi qui vous a condamné.
S'il est vrai, comme on fa dit, que Louis XIY, dans ses dernièresannées, ait paru se rapprocher de Fénelon, et si les malhetus que ceprince essuya sur la lin de son règne ont produit cet heureux ellèt,osons regretter, pour le prince et pour la Fiance, qu’ils n aient pascommencé plus tôt; ils auraient été plus courts , moins funestes , moinshumiliuns ; ils auraient fait couler moins de sang et moins de larmes.La France aurait eu moins île gloire, et l’aurait moins cruellementpavée.
(y) Cette épitaphe , très-longue et très-froide , est l’ouvrage du 1’. Sa-nadon, jésuite. Nourri comme il l’était de la lecture des anciens, dontil a tâché d'imiter le style dans scs ouvrages , il aurait dû apprendred’eux que le premier mérite d’une épitaphe , et même de toute inscrip-tion, est une noble brièveté, et que plus l’objet est intéressant, [duscette brièveté donne de prix et d’éclat à l'inscription et à son objet. Letrait si heureux de l'épitaphe de Câlinât,, Non sit/i, sed /nitrite vieil, \net:p/us vieil t/uam ilia volait ( vainqueur pour la patrie , et non pour jlui, il a cessé de vaincre dès qu’elle a cessé de le vouloir) , serait bienplus remarquable cl d'un bien [dus grand effet, si l'épitaphe de ceguerrier philosophe se bornait à ce peu de paroles. !
Un des [dus beaux éloges peut-être qui aient été donnés à l'arche-vêque de Cambrai, c’est le témoignage que lui a rendu l’illustre généralMunich cpii l'avait connu en Flandre, où il servait dans l’armée de*alliés. «Je regarde, disait-il, connue le temps le [dus heureux de ns 1» vie , celui ou j’ai eu le bonheur de connaître cet homme si respec'
» talde, et je suis moins flatté de mes succès à la guerre , que des mai*’» quos de bonté qifil a daigné nie témoigner dans ma jeunesse. »
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