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Tome deuxième.
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DE CALLIÈRES.

personne mêlait plus en droit d’en écrire que lui , s’il appartientde donner les préceptes à ceux qui ont commence par donnerles exemples. Il faut pourtant convenir que ces sortes d’ouvragesne sont guère utiles qu’à ceux qui pourraient s’en passer, etqu’en vain on se remplira la tète de principes sur l’art des né-gociations , si l’on n’est pas d’avance préparé par la nature àtrouver ces principes en soi-mème sans le secours des livres. Telpourrait étaler sur cette matière des leçons et des maximesd’une vérité bien triviale, qui serait, ou par la dureté de soncaractère ou par son peu de connaissance des hommes, le plusmalheureux des négociateurs. D’ailleurs , ou les règles de con-

duite qu’on prescrit dans ces sortes d’ouvrages sont des lieux com-

muns qu’il est fastidieux d’écrire , ou si ce sont des vues plusrallinécs et plus secrètes, la publicité de l’impression met bientôtles étrangers en état d’en profiter pour eux-mêmes ; et toute lascience de l’écrivain devient dès lors inutile à la nation pour quiil l’avait principalement destinée. Il en est de ces ouvragesquand ils sont dignes d’être lus, comme de ces inventions guer-rières qui , en devenant bientôt communes à tons les jieuples ,perdent par celte publicité même , sinon leur mérite , au moins

leurs avantages.

ÉLOGE DE J. D’ESTRÉES,

ABBÉ DE SAINT-CLAUDE ».

É, fut reçu à l’Académie du vivant du cardinal d’Estrées sou°ncle, qui était alors doyen de la compagnie ; et ce cardinal eutpour successeur le maréchal d’Estrées , frère de celui qui est leSujet de cet article. L’amour que cette illustre maison a toujoursMontré pour les lettres , et dont ces trois académiciens avaients * noblement hérité , a été regardé par l’Académie comme undroit qu’ils avaient à son suffrage ; titre honorable d’adoption,et dont il serait à souhaiter que beaucoup d’autres maisons du

?" 0 yaume connussent le prix , plus encore pour les intérêts de

res.

Les talens de M. l’abbé d’Estrées furent mis on œuvre par le

. Commandeur (le l’ordre du Saint-Esprit, né en 166C; reçu à la place del volas liuilcüu Despréaux, le a 5 juin 1711 ; rnyrt le 3 mars 1718.