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Tome cinquième.
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CORRESPONDANCE

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Paris, 32 mars r7^4-

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u lc h nu, béni ;, rect'e. Bertrand a reçu trois ou quatre paquet#de marrons , qu’il a trouvé cuits très-à propos et très-croquans ;mais il reste encore sous la cendre de très-friands marrons àtirer, que Bertrand recommande à la pâte de Raton. Il ne s’agitplus aujourd’hui de rétablir hautement et impudemment cettevermine malfaisante, comme l’appelait, il y a quatre ou cinqans , le roi de Prusse dans les lettres qu'il écrivait à Bertrand,

ce même roi qui depuis., et qui ne protège aujourd’hui cette

canaille que pour faire une niche de page à des souverainsplus sages que lui. Le projet actuel, comme Bertrand l’a dit àRaton r c’est d’établir une communauté de prêtres, destinée àl’instruction de la jeunesse , qui , tout prêtres qu’ils seront, nepourront étudier la théologie ni diriger les séminaires. Les jé-suites pourront être associés ou du moins affiliés à cette 'com-munauté (car on ne s’explique pas clairement sur cet objet);bien entendu que , quand une fois ils y auront le pied , tout lecorps suivra bientôt , et qu’ils sauront bien se faire rendre etl’étude de la théologie, et la direction des séminaires ; car toutce qu’ils désirent, tout ce que veulent leurs amis, c’est de s’ou-vrir un guichet de rentrée , qui deviendra bientôt porte-cochère.Il faut que Raton insiste sur ce danger , sur celui qui en résul-terait pour l’Etat, où ces marauds mettraient le trouble plusque jamais ; pour le roi, à qui ils ne pardonneront jamais d’avoirconsenti à leur destruction ; pour les ministres les plus attachésau roi, comme M. le duc d’Aiguillon, qu’ils feront repentir,s’ils le peuvent, d’avoir consommé cette destruction sous sonministère. Le premier usage qu’ils feront de leur crédit sera dese venger, et il ne leur coûtera pas de mettre le feu pour celaaux quatre coins du royaume. D’ailleurs à quoi bon cette com-munauté de prêtres ? que fera-t-elle de mieux que les univer-sités, et que les autres communautés déjà occupées de l’éduca-tion ? Ce ne sont point des communautés nouvelles qu’il faudraitétablir; il faudrait rendre plus utiles, pour l’éducation, lescommunautés qui s’en occupent, en réformant le plan de celle'éducation qui en a tant de besoin , et en attachant aux univer-sités plus d’argent et de considération. Il y a tant d’hommes demérite qui sont sans fortune , et qui ne demanderaient pasmieux que de se livrer à ce travail, s’ils y trouvaient une exis-tence honnête, etc. Voilà, mon cher Raton, de bons marronsde Lyon à cuire , sans compter ceux que Raton trouvera de lui-même dans sa poche. Bertrand lui recommande avec instance