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JACQUELINE PASCAL.
gnant un assez grand nombre de pièces inédites, particu-lièrement des lettres adressées à sa sœur Gilberte et à sonfrère Pascal. Il ne faut rien négliger de ce qui peut faireconnaître cette admirable famille, et Jacqueline aussi mé-rite bien d’être étudiée pour elle-même.
Commençons par deux documents authentiques, inéditsou peu connus : d’abord une biographie composée parGilberte et qui conduit Jacqueline depuis sa première en-fance jusqu’au moment où elle entre à Port-Royal ; ensuite,dans les Mémoires de Marguerite Périer, plusieurs para-graphes consacrés à sa tante, qui développent et achèventla première biographie.
Ainsi Gilberte Pascal ne s’est pas contentée d’écrire lavie de son frère, elle a voulu aussi conserver pour elle etpour sa famille la mémoire de sa sœur chérie. La biogra-phie de Jacqueline a été publiée en 1751 , dans les Viesédifiantes des reliyieuses de Port-Royal l . C’est le mêmestyle, la même simplicité, la même raison et le même agré-ment que dans la biographie do Pascal. Mais, comme ondevait s’y attendre, l’éditeur a partout altéré le style naïfde madame Perrier. Il a divisé les phrases trop longueset substitué des mots plus modernes à ceux qu’il a crusvieillis. Nous rétablissons ici le vrai texte d’après deuxexcellents manuscrits, l’un de la Bibliothèque royale deParis; Supplément français, n° 1485, et l’autre de la Bi-bliothèque de Troves, n° 2203. Le manuscrit de la Biblio-thèque de Paris avertit que « cette relation vient de Port-Royal. »
« Ma sœur naquit à Clermont le 5 octobre de l’année1625; et, eomme j’avois six ans plus qu’elle, je me sou-
' T. II, p. 339.