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JACQUELINE PASCAL.
Qu’au temps où vos rigueurs me forcent de veillerVous puissiez sommeiller.
Prenez part aux douleurs dont mon âme est atteinte,Ecoutez mes soupirs et voyez ma langueur.
Si vous me refusez le cœur,
Au moins prêtez l’oreille aux accents de ma plainte;Et puisque vos rigueurs me forcent de veiller,
Cessez de sommeiller.
Vers.
A bas, à bas ces fleurs !
Vous profanez ce verre.
' Le fade émail de ces couleurs
N’est bon que pour des pots de terr e.
C’est pervertir l’ordre des choses.
Un métal si divin
N’est pas fait pour des roses :
Il est fait pour du vin.
Stances. Consolation sur la mort d’une Hwjuenole
— May 1645.
Philis, apaisez vos douleurs;
C’est assez répandre de pleursPour la perte de votre amie ;
Cessez ce violent transportQui s’attaquant à votre vieLivrerait la mienne à la mort.
Finissez tous ces déplaisir s ;
La mort est sourde à vos soupirs,
Comme elle est aveugle à vos larmes.
Si le ciel l’eût faite autrement,
Elle eût respecté tant de charmesQu’elle a détruits en un moment.
1 Rec. de M. Périer, p. b68.