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Tome II.
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ECRITS ET LETTRES DE JAOQl'EUXE. III. 1652 A 1661. 145

effets plus signalés, et qu’ils n’étoient plus obligés à rienque de me pardonner dans leur cœur. Mais il m’avertit enmême temps d’y mêler beaucoup de marques de douceuret d’affection, et môme de tendresse, sans faire paraîtreaucune aigreur, puisque Dieu me faisoit la grâce de n’enpoint avoir, afin que si l’une leur pouvoit faire apercevoirce petit égarement, l’autre servît à les en rappeler. 11m’ordonna surtout de leur faire savoir la charité qu’onavoit de me faire professe sans y apporter aucun retarde-ment, non pas même pour voir s’il n’y auroit point quel-qu’ordre à mettre à mes affaires.

Mais il me recommanda de leur marquer cela avec tantde discrétion qu’il ne parût aucune animosité, et qu’il nesemblât point que ce fût un effet de dépit ou de courage,ou une bravade qu’on voulût leur faire, ou bien une inven-tion pour les piquer d’honneur; et il me dit d’exprimernaïvement et nuement les sentimens de la maison et lesmiens qui n’étoient rien moins que toutes ces choses, etdo leur faire seulement voir qu’on n’estimoit pas assez unpetit avantage temporel pour le juger digne de faire différerune chose aussi importante pour une âme qu’est la consé-cration totale et solennelle qu’elle veut faire à Dieu desoi-même.

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Cette lettre, qui ne pouvoit pas être courte, m’ayantoccupée presque jusqu’au soir, je ne pus voir notre mèrece jour-là; mais le lendemain elle fit assembler tout lenoviciat pour le voir \ comme vous'savez qu’elle a coutumede faire lorsqu’elle revient de Port-Royal. Je m’y trouvaicomme les autres, et la saluant à mon tour, je ne pus

victoire sur eux-mesmes de ne pas témoigner phts de colère qu'ilsn'en montraient et qu’ils n’étoient plus obi.... »

‘ L’édit. : pour lavoir. — Il ne s’agit pas de la lettre mais du no-viciat. A. pour le voir.

H.

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