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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

utile, comme je m’assure que vous le croyez aisément sansqu’il soit besoin que je l’affirme davantage, il vaut mieuxle passer sous silence que de perdre du temps à vousennuyer. Je dirai en un mot qu’il fut touché de confu-sion, et que de son propre mouvement il se résolut demettre ordre à cette affaire, s’oll'rant même de prendresur lui tous les risques et les charges du bien, et de faireen son nom pour la maison ce qu’il voyait bien qu’on nepouvoit omettre avec justice.

J’achèverai, ma chère mère, de vous conter cette his-toire, quoique ce n’ait pas été proprement mon desseinde vous la faire savoir, elle n’en vaut pas la peine, maisseulement de conserver la mémoire des obligations (piej’ai à nos mères, et les instructions si profitables que j’aireçues en cette rencontre. C’est pourquoi je me vois obli-gée d’achever, parce que l’un et l’autre ont continuéjusqu’à la fin '.

Lors donc que la personne dont je viens de parlerm’eut quittée, j’allai rendre compte à nos mères de celteentrevue, pour savoir d’elles si je devois lui régler ce queje devois faire pour la maison, comme il sembloit s’y at-tendre; mais elles me défendirent absolument de lui taxeraucune chose, m’ordonnant expressément do me conten-ter de ce qu’il voudrait donner sans lui rien prescrire,et de ne suivre que son intention. Toutefois, ayant su lanature de son bien, elles approuvèrent 2 que je lui pro-posasse de prendre ce qu’il voudrait donner sur certainesparties, ce qui étoit pour son propre accommodement.Voilà toute la liberté que je pus obtenir et l’affaire futainsi terminée.

1 Tout ce paragraphe n’est point dans A.

’ A. « elles approuvèrent que je lui fisse quelque propositionpour son propre accommodement, et l’affaire... »