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Tome II.
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ÉCRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1G52,\ 1661. 227

qu’elles voudraient dire serait de grande édification. Caril se pourrait faire qu’il y en aurait quelqu’une à qui onn’auroit jamais rien dit de semblable, et cela leur donne-rait de la jalousie.

8. Elles ne parlent point du chant des sœurs, en disantqu’une sœur chante mieux que l’autre, ni des fautes quiauraient été faites au chœur, ni des communions dessœurs; et on a soin de les accoutumer à ne point faire dediscernement pour cela, et à ne point croire plus saintescelles qu’elles verraient communier plus souvent, ni plusimparfaites celles qui le feraient moins. On leur dit dansles rencontres que chacune suit le don de Dieu et ce quilui est commandé par sa supérieure, et qu’il ne faut paslouer celles qui le font souvent, ni condamner celles quile font rarement, mais laisser le tout au jugement de No-ire-Seigneur.

9. Elles ne parlent point aussi de ce qui se fait au ré-fectoire ; comme si quelque sœur avoit fait quelque péni-tence, ni môme de celles qu’elles y auraient faites elles-mêmes ou leurs compagnes.

10. On leur défend aussi de parler des pénitencesqu’elles demandent en général quand on les instruit, depeur qu’elles n’en fassent un jeu, ou qu’elles s’intimidentl’une l’autre.

11. Il ne leur est point non plus permis de raconter ja-mais les songes qu’elles auraient fait la nuit, quelquebeaux ou saints qu’ils puissent être.

12. Elles ne doivent rien dire de ce qu’elles auraientappris au parloir. S’il y a quelque chose qui soit d’édifica-tion et qui puisse être dit à toutes, la maîtresse ne man-quera point de le dire, afin de leur ôter le désir qu’ellespourraient avoir que cela fût sçu.

1;!. On leur fait quelquefois part de quelques nouvelles