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JACQUELINE PASCAL.
7. Si elles demandoient beaucoup de choses à faire quifussent particulières, on ne leur en accordera que très-peuou point du tout, leur remontrant que ce n’est point par-la qu’elles plairont à Dieu, si cela ne sort d’un cœur véri-tablement touché de son amour et d’un désir sincère delui plaire et de faire pénitence : que pour nous nous noles jugerons pas par ces actions, mais par la fidélitéqu’elles apporteront dans les moindres réglemens de lachambre, par le support qu’elles auront pour leurs sœurs,par la charité avec laquelle elles les serviront en leurs be-soins, par le soin qu’elles auront de mortifier leurs dé-fauts; que ce seront ces choses-là qui nous feront croirequ’elles veulent servir Dieu, mais non pas une multipli-cité de choses particulières. Et qu’ainsi elle ne doiventpas trouver mauvais si nous ne les leur permettons pas,parce que nous voulons leur bien, et non pas les aider àse tromper elles-mêmes.
8. Nous leur dirons ces choses, quoique quelquefoisnous ne laissions pas de leur accorder en d’autres rencon-tres ce qu’elles nous demandent, sans faire semblant derien, et sans en tenir aucun compte ; au contraire, pen-dant ce temps qu’elles demandent quelque chose d’extraor-dinaire, nous ferons semblant de ne nous pas appliquer àelles, ne laissant pas de remarquer bien plus qu’en unautre temps toutes leurs actions, pour les leur faire voiraprès dans les occasions. En se conduisant ainsi enverselles, on découvrira bientôt si elles ne demandent ceschoses que par hypocrisie. Car alors ne l’ayant fait quepour être considérées, si elles voyent qu’on ne s’appliquepas à elles, elles les laisseront là périr, et n’en demanderontplus. 11 faut aussi pour la même raison être fort exacte àleur faire accomplir ce qu’elles ont demandé, dissimulantentièrement ce que nous reconnoissons de leurs dispositions