300 JACQUFXINE PASCAL.
Me presse de parler par un si saint effortOne je ne puis sans crime être encore en silence.
ii r.
Ce climat, si fertile en diverses beautés,
Bien qu’il n’ait d’ornemens que ceux de la nature,Oui, sans l’aide de l’art, fait voir de tous côtésDes grandeurs de son Dieu la naïve peinture;L’Auvergne, en sa Liniagne, étant loin de ces montsOù de sombres rochers, sans fruit ni sans moissons,Ne font voir en tout lieu qu’un affreux précipice,Henferme un pelit mont si fertile et si beau ,
Et si favorisé du céleste flambeau ,
Qu’on le nomme Clnirmnnt pour lui faire justice.
TV.
l’ne ville en ce lieu, féconde en habitans,
Kiche en possession, et chef de la province,
Dans des troubles divers s’est fait voir en tout tempsAussi fidèle à Dieu que lidèle à son prince ;
Et même lorsqu’llenry, cet invincible roy,
Sembloit avec raison, par l’erreur de sa foy,Soulever contre lui tout le peuple fidèle,
Celle heureuse cité fit voir dans le hasardQu’elle rendoit justice à Dieu comme à César,
En conservant sa foy sans devenir rebelle.
V.
Dieu, par sa providence, ayant choisi ce lieu,
En tira le sujet d’un prodige, visible,
Montrant que quand il veut il sait agir en Dieu,Et tirer un grand bien du mal le plus horrible.Une enfant de sept ans, fille d’un sénateurQui depuis fort longtemps s’efforce avec honneurDe rendre en chaque cause un arrêt équitable,