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Tome II.
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322 JACQUELINE PASCAL.

Al. Singlin à qui il a déclaré son cœur, et lui a témoignéqu’il a un éloignement entier du monde et qu’il no pensequ’à se donner à Dieu. M. Singlin lit tout ce qu’il put poul-ie tenter, jusqu’à lui dire que monsieur son père étant sihonnête homme et si grand justicier, il y avoit tout sujetd’espérer qu’il l’imitcroit, et que ce n’étoit pas un servicepeu agréable à Dieu que de rendre bien la justice. Toutcela ne l’ébranla point, et il le fut encore moins après;car Al. Singlin le voyant si ferme, se mit de son côté et leconfirma autant qu’il put dans son dessein, qui est fortbon ; car sa vue est de se joindre à AI . de Tilleinont et àAl. du Fossé, qui sont deux aussi honnêtes gens que l’onpuisse voir. Al. Singlin m’a ordonné de vous mander celanonobstant le carême, pour vous réjouir tous deux et vousperler à rendre grâces à Dieu.

Bientôt la persécution s’appesantit sur Port-Royal. Aumois d'avril de .cette même année 1661, un ordre de lacour enjoignit aux deux monastères de rendre à leurs fa-milles toutes leurs pensionnaires. Jacqueline et .MargueritePérier se retirèrent auprès de leur mère, qui était alors àParis, rue Saint-Etienne-du-\lonl. Leur tante ne manquapas de leur rappeler et de soutenir leur vocation religieuse.

philosophie au collège d’Harcourt, dont son ami, M. Fortin, étaitle principal. Il cultiva ensuite les mathématiques et le droit, suc-céda à son père dans la charge de conseiller, à la cour des aides deClermont, se maria en 1678 et mourut en 1681. Il professait toutesles.opinions de Pascal ; il eut une grande part à l’arrangement desPensées, et il est l’auteur de la préface.