356 JACQUELINE PASCAL. APPENDICE N° 1.
ment qu’il a mis en sa puissance el auquel il a attachétoutes les grâces qu’il vous veut faire en cet état.
II. I.e 4 février 1650.Il n’v a rien à craindre pour
une personne qui ne prétend rien au monde, sinon dechercher trop les satisfactions de l’esprit.
III. Le 20 février 1650. S’il avoit été nécessaire, M.Singlin n’auroit pas manqué de donner secours à sa chèresœur, qui n’a rien à craindre, tandis qu’elle craindra. Leschoses dont elle se plaint ne sauroient lui faire de mal,tandis qu’elles n’entreront point dans son cœur; tout cequ’elle a à faire, c’est de se confondre devant Dieu de ceque les choses qui la devroienl faire rougir sont capablesde lui donner de la complaisance: que ce soit sa péni-tence de porter cela avec humiliation, en renouvelant lesgémissements de sa vie passée.
M. Singlin voudrait pouvoir servir N. en la manièrequ’elle désire ; il faudrait chercher des inventions pourcela ; car, au lieu que N. S. dit que ceux qui font malcraignent la lumière de peur que leurs œuvres ne soient dé-couvertes, c’est maintenant ceux qui font bien qui sontobligés de se cacher, de peur de scandaliser ceux qui appel-lent le mal bien el le bien mal.
IV. Le 25 février 1650. Nous eûmes hier un sermonadmirable de AI. Singlin. Je vous y aurais souhaité, sinonque j’aurois eu peur que cela eût irrité votre dési r, et renduvotre attente plus pénible. N. S. vous veut puritier par ceretardement de ne l’avoir pas toujours désiré; car il fautlong-temps avoir faim et soif de la justice pour expier ledégoût qu’on en a eu autrefois.
V. 18 mars 1650. Je vous avois fait réponse, et je croisque vous aurez eu le môme sentiment que moi, et que vousn’aurez rien perdu aux lettres que vous n’aurez pas reçues;car Dieu se contente qu’on expose son état à ceux qu’on