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JACQUELINE PASCAL. APPENDICE N° 1.
plaira à Dieu. Cependant, ma chère sœur, vous com-mencez d’être sa iille, si vous préférez la volonté de Dieuau désir que vous avez d’être religieuse; adressez-vousdonc à lui, et qu’il promette à Dieu pour vous que vousne désirez rien dans le ciel et que vous ne voulez rien surla terre, sinon qu’il soit le Dieu de votre cœur et qu’ilsoit à jamais votre seul et unique partage. Il n’y a pointde religion, ma chère sœur, ni aucun genre de vie quidonne cela; et cependant sans cette disposition toute lapiété extérieure est vaine et même l’intérieure qui consistedans des mouvemens de dévotion, s’ils n’assujétissententièrement l’âme à Dieu, pour ne vivre que de sa volontéqui doit être notre nourriture, selon ce que dit N.-S. lui-même : « Ma viande est que je fasse la volonté de monpère. »
Pour cette personne il vous faut ramentevoir souventcette vérité que si Dieu n’édifie les âmes, on travaille envain ; c’est pourquoi il faut plus prier pour elles que nonpas leur parler de Dieu, sinon par l’exemple qui est unesorte de langage que tout le monde, entend et qui instruitmieux que tous autres discours.
X. Ce 13 septembre 1650. 11 faut recevoir la réponseque vous a faite M. votre père comme un arrêt de Dieu quis’est réservé utr autre temps pour vous faire la grâce d’ac-complir ce qu’il vous a fait la grâce de désirer. H est desâmes qui seraient infidèles à Dieu si elles ne se hâtaientd’exécuter les inspirations qu’il leur donne, et au contrairevous feriez une grande faute si vous ne vous soumettiez auretardement à quoi Dieu vous oblige, non-seulementextérieurement, mais aussi de cœur, en vous soumettantpaisiblement aux ordres de Dieu et rendant cette nécessitévolontaire, afin qu’il soit vray de dire que la loy n’estpoint imposée aux justes, parce que, ne voulant que ce que