SUR LA CONVERSION DU PÉCHEUR.
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choses périssables et qui lui seront ôtées au moins à la mort, elleentre dans une sainte confusion et dans un étonnement qui lui porteun trouble bien salutaire.
Car elle considère que quelque grand que soit le nombre deceux qui vieillissent dans les maximes du mondet et quelque auto-rité que puisse avoir nette multitude d’exemples de ceux qui po-sent leur félicité au inonde; il est constant néanmoins que mêmequand les choses du monde auraient quelque plaisir solide (ce quiest reconnu pour faux par un nombre infini d'expériences sifunestes et si continuelles), la perte de ces choses est inévitable aumoment où la mort doit enfin nous en priver
De sorte 1 * * * 5 que l’àme s’étant amassé des trésors de biens tem-porels de quelque nature qu’ils soient, soit or, soit science, soitréputation, c’est une nécessité indispensable qu’elle se trouvedénuée de tous ces objets de sa félicité, et qu’ainsi, s’ils ont eu dequoi la satisfaire, ils n’auront pas de quoi la satisfaire toujours; etque si c’est se procurer un bonheur véritable, ce n’est pas se pro-curer un bonheur durable ’, puisqu’il doit être borné avec le coursde cette vie.
Ainsi ‘, par une sainte humilité que Dieu relève au-dessus dela superbe, elle commmence à s’élever au-dessus du commun deshommes. Elle condamne leur conduite ; elle déteste leurs maximes ;elle pleure leur aveuglement, elle se porte à la recherche du véri-table bien; elle comprend qu’il faut qu’il ait ces deux qualités,l’une qu’il dure autant qu'elle % et l’autre qu’il n’y ait rien de plusaimable.
1 Celle phrase n'est pas merveilleuse, cl celle-ci des rnss. ne me satis-
fait pas non plus : « H est inévitable f/ae la perle de ces choses ou ejac la mort
enfin mas en prive, a Je ne me lie ni ti Marguerite Përicr ni encore bien
moins a l’abbé Guerrier pour bien déchiffrer Pascal.
5 R n’y a point dans les manuscrits, et il ne faut point ici d’alinéa, ('.'estune seule et même idée dont les divers développements se suivent indivisi-blemenl.
* Mss. ; Un bonheur bien durable.
* Manuscrits : De sorte ijae p. Formes raisonneuses de ia langue duXVII* siècle, qui abondent particulièrement dans les écrivains de la pre-mière moitié du siècle, tels que Corneille et Pascal.
5 Ëossut a omis et les mss. donnent ce complément nécessaire : l'une qu’ildure autant qu’elle et tjuilne paisse lui être ôté ijuedc son consentes/lent.