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Tome II.
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SUR LA CONVERSION DU PÉCHEUR.

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épuise ses forces, elle l’adore en silence, elle se considère commesa vile et inutile créature, et par ses respects réitérés l’adore et lebénit, et voudroit à jamais le bénir et l’adorer.

1 Ensuite elle reconnoit la grâce qu’il lui a faite de manifester samajesté à un si chétif vermisseau ; ’ elle entre en confusion d’avoirpréféré tant de vanités à ce divin Maître ; et dans un esprit decomponction et de pénitence, elle a recours à sa pitié pour arrêtersa colère, dont l’effet lui paroît épouvantable dans la vue de sesimmensités

Elle fait d’ardentes prières à Dieu pour obtenir de sa miséri-corde que comme il lui a plu de se découvrir à elle, il lui plaise de 4la conduire à lui et lui faire naître les moyens d’y arriver. Carc’est à Dieu qu’elle aspire * ; elle n’aspire encore d’y arriver quepar des moyens qui viennent de Dieu même, parce qu’elle veutqu’il soit lui-même son chemin, son objet et sa dernière fin. En suitede ces prières, elle conçoit qu’elle doit agir conformément à sesnouvelles lumières

Elle commence à connoître Dieu et désire d’y arriver ; maiscomme elle ignore les moyens d’y parvenir, si son désir est sin-cère, véritable, elle fait la même chose qu’une personne qui dési-rant arriver à ’ quelque lieu, ayant perdu le chemin et connoissantson égarement, auroit recours à ceux qui sauroient parfaitement

tiplie sans cesse, Telle est en effet la leçon yle nos mss. Compares ce passageavec celui du double infini, t. l w , p. 298 et 299.

1 Point d’alinéa dans les mss.

3 Bossut a omis cette phrase belle et nécessaire : Et après une ferme ré-solution d'en être éternellement reconnaissante, elle entre.

1 Dans nos mss. la phrase finit au mot épouvantable. Puis, une autre re-commence : Dans ta vue de ces immensités, avec deux ou trois lignes de pointsqui marquent une assez grande lacune dont il n'y a pas trace dans Bossut.

4 Les mss. : il lui plaise la conduire, et non de la conduire.

s Cette petite phrase, ainsi isolée, ressemble h une déclamation, et Pascalne déclame jamais ; il raisonne, et voici son raisonnement : « Car, commec’est h Dieu qu'elle aspire, elle n’aspire encore d’y arriver que par des moyensqui viennent de Dieu. » Comme est dans tous nos manuscrits.

6 Cette phrase est de Bossut ; celle de Pascal est inachevée et toute diffé-rente. Mss. : a En suite de ces prières, elle commence d’agir, de chercher en-tre ceux .n Plusieurs lignes de points.

3 Au XVII e siècle, on disait plutôt arriver en un lieu. Aussi les mss. : enquelque lieu.