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Choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome et de ses environs / mesurées et dessinées par Percier et Fontaine
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VILLA AL DO BRAN DI NI.

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extraordinaire, et présentent des effets dont il est difficile de se faire une idée.Des salles fraîches, pratiquées sous la terrasse, sont ornées de mosaïques etde peintures magnifiques; on y distingue sur les murs de lune delles laréunion des Muses, la fable dApollon , peintes par le Dominiquin , et dansle fond un rocher représentant le mont Parnasse. Il semble que lart ait entre-pris denchanter tous les sens dans cet agréable lieu; les yeux y sont charméspar la vue des peintures les plus séduisantes; les oreilles, par le murmure deseaux, et par les sons enchanteurs dun orgue qu elles mettent en mouvement:enfin lair même quon y respire paroît être amélioré par le génie de lartiste,qui, avec des tubes ou des ventouses ingénieusement pratiqués, a trouvé lemoyen den rafraîchir la température en le chargeant de vapeurs douces etodoriférantes. Ces merveilles sont louvrage de Gio. Fontana et dOrazioOlivieri. Nous ne croyons pas quen aucun lieu du monde on ait porté plusloin la science de conduire les eaux et den varier les effets : on ne peut sem-pêcher de regretter que la manie de la mode ait presque entièrement bannide nos jardins ces moyens dembellissements, près desquels la simplicitémonotone que lon affecte aujourdhui dans leur composition doit paroîtreaux hommes raisonnables un enfantillage, dont la trop facile exécutionnexige aucune étude, et dont la nature que lon offense démontre à chaquepas le ridicule. Les sentiers tortueux des jardins pittoresques, ces rochersfactices élevés au milieu des plaines, ces arbres de nature et de régime con-traires rassemblés au gré du caprice, ces ruisseaux bourbeux serpentant entredeux bordures de gazon et suivant une direction tracée au hasard, enfin cespetits lacs fangeux, chétives productions de légarement et de la foiblesse,nont pu être préférés aux grandes inventions et aux magnifiques conceptionsde lart, que par lesprit de satiété, lignorance, et le mépris des principesque le bon sens a établis. En effet, ce nest quaprès avoir confondu les attri-butions directes de larchitecture avec celles de la peinture, que lon a pufaire un mélange aussi monstrueux de leurs moyens respectifs; il a fallu quelarchitecte, oubliant dans les charmes de la peinture les régies de lart auquelil sétoit consacré, se laissât entraîner aux trompeuses séductions dune maî-tresse qui lui présentoit des jouissances plus faciles que raisonnables. Enfinpour admettre le système qui a pu conduire à placer sans ordre, sans ordon-nance, au milieu de ces foibles simulacres des beautés de la nature, unehabitation de forme régulière, il a fallu que, renonçant aux droits de

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