XVI
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heureusement, sont de nature à rendre pins facile, àforcer en quelque sorte l’union des Français.
[/établissement clu 9 août 1830 avait été instituédans un jour d’orage qui n’était pas le fait de la nation ;c’est là sa gloire. Il avait été établi pour rendre le reposà la France en conciliant l’ordre avec la liberté; il s’est
employé sans repos à cette grande mission. Il a
prouvé que le génie des hommes, la libéralité desinstitutions et le bonheur des peuples ne suffisentpas à fonder un gouvernement sur des bases solides.
Il a prouvé encore que la société française, telle quel’ont faite la révolution et le temps , n’est pas constituéede manière à suppléer par elle même aux éléments deforce et de stabilité qui manquaient à son gouverne-ment.
Il a prouvé enfin que l’esprit français, que le carac-tère, Je génie national n’a pas en soi, avec tant depuissance pour créer et pour détruire, ce qu’il fallaitpour résister par ses propres forces aux entraînementsde la liberté démocratique, et soutenir à lui seul ladouble faiblesse des institutions et de la société.
D’un autre côté, il a fait voir aussi, par les mauxdéchaînés après sa chute, par les périls qui, aujour-d’hui eut ore, font de l’avenir un sujet d’alarme pourtoute âme française, quels services rendaient ceux quitravaillèrent à faire vivre ce régime si puissant, pen-sait-on, et en réalité si menacé. Leurs efforts, long-temps heureux , ont produit ce retour réel à la foi, ceretour réel à la conciliation, ce retour enfin à quelquesgrands principes sociaux, que nous saluons de nos