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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE PREMIER.

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ments des lordre social, et cest pourquoi, le jour elle est arrachée, il nest pas jusquà la bornedes héritages qui ne soit ébranlée du même coup.On voit chanceler par sa chute linviolabilitémême de la propriété, aussi bien que la saintetédes lois.

Ne dites donc pas aux peuples que ce triomphesoit tout plaisir et tout gain ; apprenons-leur bienplutôt quils ont renversé une muraille qui leurfaisait ombrage, mais qui leur donnait appui etstabilité; quils ont perdu un rempart, et que cene serait pas trop de tous les efforts deda sagessepublique, de tous les sacrifices de lesprit de nivel-lement et de subversion, de tous les concours deshommes et des idées dordre, pour y suppléer.

Ce serait, en effet, un point de vue bien étroitde ne considérer cette institution auguste que dansses rapports avec lintérêt ou le droit des têtescouronnées. Il faut la considérer dans tous les in-térêts qui se groupaient autour delle , dans tousles droits qui fondaient sur elle leur repos, danstoutes les alliances intérieures et extérieures quilui étaient acquises. Si les rois ont une cour et unearmée, la légitimité aussi a son cortège, dautantplus considérable, quelle aura plus de siècles à sescôtés, cest-à-dire plus de souvenirs, plus de tradi-tions, plus de gloires, plus de racines. Les Stuarts,dont on parle toujours, étaient pour lAngleterreune race de nouveaux venus et détrangers. Parmi