LIVRE PREMIER.
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ments des l’ordre social, et c’est pourquoi, le jouroù elle est arrachée, il n’est pas jusqu’à la bornedes héritages qui ne soit ébranlée du même coup.On voit chanceler par sa chute l’inviolabilitémême de la propriété, aussi bien que la saintetédes lois.
Ne dites donc pas aux peuples que ce triomphesoit tout plaisir et tout gain ; apprenons-leur bienplutôt qu’ils ont renversé une muraille qui leurfaisait ombrage, mais qui leur donnait appui etstabilité; qu’ils ont perdu un rempart, et que cene serait pas trop de tous les efforts deda sagessepublique, de tous les sacrifices de l’esprit de nivel-lement et de subversion, de tous les concours deshommes et des idées d’ordre, pour y suppléer.
Ce serait, en effet, un point de vue bien étroitde ne considérer cette institution auguste que dansses rapports avec l’intérêt ou le droit des têtescouronnées. Il faut la considérer dans tous les in-térêts qui se groupaient autour d’elle , dans tousles droits qui fondaient sur elle leur repos, danstoutes les alliances intérieures et extérieures quilui étaient acquises. Si les rois ont une cour et unearmée, la légitimité aussi a son cortège, d’autantplus considérable, qu’elle aura plus de siècles à sescôtés, c’est-à-dire plus de souvenirs, plus de tradi-tions, plus de gloires, plus de racines. Les Stuarts,dont on parle toujours, étaient pour l’Angleterreune race de nouveaux venus et d’étrangers. Parmi