LIVRE PREMIER.
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d’une démocratie partiale et mensongère, qui se-rait le gouvernement de ceux qui n’ont pas contreceux qui ont ; le gouvernement contre les clas-ses précisément que recommandent la propriété ,l’industrie, les lumières, les services, les illustra-tions , tous les titres à l’influence, tous lesmoyens d’ascendant. A ces conditions, il peut yavoir, dans les temps de fièvre et de crime, vic-toire, dictature, terreur ; jamais il n’y aura li-berté.
On conçoit que, pour soutenir la lutte, à cielouvert, contre des mécontents qui se vengent suf-fisamment, quand on les a blessés, en retirant leurscapitaux au commerce , et leurs votes aux assem-blées électorales, la révolution soit obligée des’appuyer aux préjugés, aux haines, aux cupiditésdes masses. Mais il faut savoir que ce sont desauxiliaires redoutables qui n’accordent leur assis-tance qu’en imposant en échange les spoliations,les vengeances, l’anarchie.
Nous en demandons pardon aux orateurs lesplus illustres du nouveau gouvernement dans lesChambres (1). Toute nombreuse et puissante quesoit notre classe moyenne, qu’ils exaltent sanscesse et sur laquelle ils entendent exclusivements’appuyer, elle n’est ni assez puissante, ni assez
(Voir les grands discours du temps.)