PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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nombreuse même, pour faire face longtemps aupéril que nous signalons ; elle ne le pourrait à lalongue qu’en commettant le bras d’un chef absoluà la garde de ses conquêtes. Cette classe, dont onne saurait élever trop haut l’amour de l’ordre , lebon sens, la moralité, les vertus privées et pu-bliques, est assurément l’un des pivots nécessairesde tout gouvernement régulier. Elle fera la ri-chesse, la force , l’honneur de tout gouvernementsage. Mais elle ne peut être le soutien unique d’ungouvernement libre, ne fût-ce que parce qu’ellen’a pas l’indépendance de fortune, la liberté desheures que ce régime réclame; elle n’a pas letemps.
Elle n’a point la puissance de se montrer indé-pendante des autres et de soi-même, indépendantede ses intérêts et de ses préjugés, indépendante dela multitude aussi bien que de l’autorité ; plusqu’elle n’a ces loisirs intelligents et féconds, oisi-veté des bras, travail de l’âme et de la pensée, sansl’appui desquels l’ordre constitutionnel ne peut ninaître, ni durer.
Participer au pouvoir est donc son lot, commeson droit; l’exercer tout entier, l’exercer seule, enêtre le centre et le support, elle ne le peut, nidans l’intérêt des masses, ni dans le sien propre.
Dans l’intérêt des masses ? Il ne lui est pas donnéde conduire les nations, un flambeau h la main,