Buch 
Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
Entstehung
Seite
100
JPEG-Download
 

loo

RTV'ÎIE PREMIER.

dans la voie du progrès et dans celle de la grandeur.Elle ignore cette économie féconde, qui dépense,qui risque à propos pour produire les grandeschoses et qui dans un pays tel que le nôtre fait desmiracles. Vous la verriez entraînée à cette politiqueétroite et jalouse qui traite les lettres ou les artscomme un vain luxe, les entreprises extérieurescomme d’inutiles dangers, et le pouvoir, mêmeappuyé sur elle, comme un camp ennemi, atta-quant ainsi sans le vouloir, la grandeur nationaledans tous ses garants.

Dans ses intérêts propres? Elle a un malheur.Placée près des sources de la force, la force ne l’é-tonne pas assez. Elle en tolère ou en subit l’empiresans révolte. En guerre d’un côté avec l’aristo-cratie mécontente et opprimée, elle se ferait, del’autre, l’alliée des passions anarchiques, sans pré-voyance et peut-être sans but. Par la puissance deses instincts , elle passerait tôt ou tard, sous lejoug du géant révolutionnaire, comme il lui estarrivé toujours.

Il y a donc impossibilité pour elle à remplircette tâche immense de gouverner la révolution,de la gouverner seule, de la gouverner surtoutpar la liberté.

Elle le pourrait, qu’encore serait-ce une fausseet périlleuse politique. Un gouvernement régulierse fait non le chef d’une seule classe, au risque