LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.
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premier prince du sang, la première combinaisonqu’on lui a présentée comme un point d’arrêt,un dénoùment, un pouvoir; c’est par là queles partis la trouveront longtemps inébran-lable ; que le gouvernement qui est, aura tou-jours des chances de durée ; qu’elle fera constam-ment des vœux sincères pour sa conservation.Mais ce sera sans lui prêter cet appui qui fait lafacilité du pouvoir et la force des institutions ;sans comprendre que la liberté n’est possible,chez un peuple, que lorsque les garanties du pou-voir abondent ; sans reconnaître enfin que , plusla fortune aura brisé d’éléments d’ordre, plus lasagesse commandera d’y suppléer par les doctrineset par les lois.
Telle est, depuis 1789, la difficulté profondedes temps présents ; et jusqu’à ce que les leçons del’expérience nous aient enfin profité, ce sera lepéril de tous les temps à venir.