3o8 LIVIÎE QIIATEIÈME.
meux sou par semaine , chefs mystérieux, rien n’amanqué au parallèle, pas même ces coquetteriesréciproques des extrêmes qui n’étaient empêchés,disaient-ils , de s’entendre et de s’embrasser quepar les opinions intermédiaires qui les séparaient ;pas mêmes ces agressions violentes , ces dénon-ciations calomnieuses contre les hommes de mo-dération et de prudence, vieux témoignages de lafureur qu’ils inspirent toujours aux factions do-minantes , c’est-à-dire la fureur du navire mouillédans le port contre le câble qui l’attache au rivage.
Nous avons eu jusqu’à un rapprochement quisemblait devoir manquer, jusqu’à ces menaces deretraite derrière la Loire et de marche armée surParis, qu’un journal révolutionnaire a répétées àplusieurs reprises, du moment que Paris se futprononcé pour l’ordre et les lois, et qui nous ontrappelé ces temps où le Conservateur menaçaitLouis XVIII et ses ministres des armes de la Ven-dée : « ces armes des vieux Francs , disait le pu-bliciste illustre (1) à ses adversaires, trop pe-santes pour vos bras ! »
Nous avons vu de plus les efforts faits de toutesparts pour soulever les masses ; la garde nationalepar exemple, signalée à l’animadversion de la mul-titude, comme autrefois à celle du trône; les au-torités secondaires, les préfets delà Seine, par
{')) M. de Chateaubriand.