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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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400 LIVRE QUATRIÈME.

de jeter dans une conflagration universelle nospouvoirs légaux qui s’y refusaient. On a vu, pen-dant six mois, le congrès Belge tenir en échecl’Europe, comme s’il avait reçu de quelqu’un icil’assurance que c’était lui, et non pas nos Cham-bres, qui disposerait en définitive de nos trésors etde notre armée. C’était dans cette confiance qu’ildédaignait tous les conseils et bravait toutes lesprières du gouvernement français, je veux diredu gouvernement patent; car l’Europe, à ce spec-tacle, ne pouvait manquer ou de croire la Bel-gique en délire, ou de supposer à la France deuxchefs comme ceux des républiques de l’antiquité,l’un pour la paix, l’autre pour la guerre : le pre-mier s’appelant le roi Louis-Philippe; le second,le général Lafayette.

Le but donné, tous les moyens étaient bonspour l’atteindre. Les souverains insultés à la tri-bune; l’étranger traité avec cette jactance altièrequi blesse gratuitement des peuples, jaloux commenous de leur dignité nationale; les ministres signa-lés par les reproches de foi punique à la méfiancede tous les cabinets ; nos ambassadeurs , et no-tamment l’un d’eux, dont le monde connaît ethonore la loyauté (1), attaqués, dans l’opinion dumonde, par des personnalités toujours renais-santes, au moment même d’un dévoûment plein

(4) M, le comte de Sainte-Aulaire.