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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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468 LIVRE CINQUIÈME.

En attendant, elle sest passée de raisons. Touta roulé sur Y instinct des masses, et cet instinct aété bien exprimé par le premier orateur, galantbomme qui a établi que , depuis que les hommessont libéraux, ils ne peuvent pas souffrir entre euxdes distinctions de races et de rangs non plusquentre les coursiers! On ne sait pas à quels cour-siers lhonorable membre comparait les liommeslibéraux ; mais lobservation nest pas vraie deschevaux.

Les autres orateurs ont dit que le principe aris-tocratique navait pas sauvé la monarchie de 1814.À cela, deux réponses. Dabord, nous sommes loindapprouver en tout la manière dont il était cons-titué. La monarchie ne lui avait pas donné dans lesol assez de racines. Ensuite, il leût empêchée dechoir, dans les voies légales; et il la fait pendantdes années entières. En dehors des voies légales,que pouvait-il? Il ny a point dinstitutions quigarantissent contre le suicide.

Tel quil était, ce grand principe est tombé aprèsavoir valu seize ans de liberté à la France. Le prin"cipe révolutionnaire avait régné un quart de siècle :il ne peut pas se vanter de la même gloire.

Lélection, pendant le cours entier de la res-tauration, a presque toujours trahi la causedes libertés publiques. Mais il y avait une en-ceinte les Chateaubriand et les Lanjuinais,les Jourdan et les Choiseul, les La Rochefoucault