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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 47 1

pas sans quelque droit à prendre leur part de lar-bitrage des destinées publiques. La'vieille duclié-pairie toute seule aurait suffi à tenir décemmentla brèche; il est curieux et honorable de voir uncorps, qui ne comptait que douze têtes, se défendrepar des discours, tels que ceux quont prononcéle duc de Coigny, brillant et malheureux commeà Eylau , le duc de Crillon, le duc de Noailles , leduc de Fitz-James, si chevaleresque, si éclatantdans cette lutte dernière il brise ses armes, leduc de Choiseul, défenseur non moins loyal desmaximes contraires, le duc de Broglie enfin qui estdéjà une des vieilles gloires de notre jeuneliberté.Pour avoir cette infirmité, qui nous importune ,de noms historiques comme nos annales, tous ceshommes ne plient pas sous le fardeau de la dis-cussion publique ; ils ne sont pas trop étrangersaux intérêts de leur pays; ils entendent quelquechose aux lois, ils comprennent les règles, ilssavent les ressorts du régime représentatif. LesTalleyrand , les Pasquier, les Richelieu, les Mole,les Mortemart, les Sainte-Aulaire, les Saint-Priest,les LaFéronays, les Ségur, les Tournon, nétaientpas de trop dans le sanctuaire des lois et desintérêts politiques du pays, parce que leur pa-role retentissait avec lautorité de noms quiétaient connus du monde, avant queux-mêmesnaquissent pour les agrandir. On voit chez lesMounier, les Montalivet, les Portalis, les La