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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. ^ 3

voulu comprendre que l’éducation a une vertuféconde; que l’hérédité crée une école normalede bons et grands citoyens. Elle place à la tête del’État un corps dont tous les membres sont habi-tués dès l’enfance à voir loin et de haut; elle brisele joug, soit de P esprit provincial, soit de l’esprit pa-risien, réacteurs tantôt dans un sens, tantôt dansun autre, mais toujours étroits, passionnés, exclu-sifs enfin, et elle y substitue le génie d’une grandeet véritable France ; elle est le moyen assuré d’a-voir une Chambre haute digne de ce nom, éclairée,forte en hommes, sans faire la presse dans l’Etatentier, sans enlever à l’autre Chambre et à toutesles fonctions publiques tous les citoyens capables.On craignait la médiocrité de la Chambre hérédi-taire : nous vous dénonçons désormais la médio-crité certaine, la médiocrité éternelle de votreChambre élective, dépouillée périodiquement,pour constituer une Chambre liante viagère, detout ce qui aura marqué en seconde ligne sonsein. Par malheur encore , nous disons : en se-conde ligne; car ce qui pourrait briller au premierrang dans la pairie, dédaignera d’y monter, et res-tera sur les bancs agités de la Chambre démocra-tique, pour y être par leurs compétitions un em-barras et un danger.

Au bout d’un certain nombre d’années, si desannées pouvaient échoir en partage aux doc-trines et aux oeuvres d’aujourd’hui, il adviendrait