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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET,

Chambre élue en réalité de seconde main par lescollèges électoraux. Le système dominant, au lieud’avoir à transiger avec elle, ce qui fait la balancedes trois pouvoirs et l’équilibre de la monarchieconstitutionnelle, se l’incorporera. Elle ne serapoint un appui, parce qu’elle ne sera pas uncontre-poids. Et il faut bien qu’on le sache : quandnous parlons de parti dominant, ce serait la fac-tion révolutionnaire au premier choc des événe-ments. 11 suffirait d’un souffle de l’opinion pourque l’anarchie trônât ainsi sans obstacle au seindes trois pouvoirs. Alors, elle s’élancerait du seinde nos institutions comme de son aire, en suppo-sant qu’elle se fût pliée à suivre les voies légalespour en arriver là-, et, ensuite, elle ne régneraitpas moins révolutionnairement, c’est-à-dire del’unique manière dont elle sache régner.

Il ne faut pas en effet qu’on pense avoir échappéà toutes les chances funestes, à l’aide d’un placagetrompeur, parce qu’on aura l’air d’avoir deuxChambres, au lieu de la Chambre unique de 1791 !En vain l’une de ces assemblées parallèles, dans unpays qui ne veut plus de pairie, s’appellera on nesait pourquoi : Chambre des pairs! On ne ruse pasavec la fortune. Comment se méprendrait-elle à cedédoublement de Chambres de même nature,établies pour défendre l’ordre en désavouant tousles principes d’ordre qui soutiennent les Etats? Ilfallait un pouvoir, non emprunté, non fictif, mais